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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 12:35

A 11 ans, Albert Einstein écrit :

 

« L’obscurité n’existe pas, elle n’est qu’absence de lumière. Le froid n’existe pas, il n’est qu’absence de  chaleur (…). Le mal n’existe pas, il n’est que ce qu’il advient quand le coeur des hommes n’a pas encore été caressé par l’amour de Dieu »

 

En ce jour de novembre 2016, je souhaite exprimer la profonde  inquiétude que crée depuis quelque temps dans le cœur des patriotes l’action anti-démocratique d’un homme, qui, sans mandat officiel quelconque, décide seul de la vie de la nation : Jarosław Kaczyński, leader du parti majoritaire PiS (Droit et Justice, vainqueur des élections de 2015) et frère jumeau de Lech Kaczyński, président de la Pologne péri en 2010 dans la catastrophe aérienne de Smoleńsk avec 95 autres membres du gouvernement d’alors. Persuadé que cette tragédie était provoquée par un attentat russe, il refuse les résultats des commissions d’enquête.

                                                                                                                  Smoleńsk est devenue une obsession. Au point qu’à l’occasion de la commémoration de l’Insurrection de Varsovie de 1944, le ministre de la Défense a obligé le tout petit groupe d’insurgés survivants d’inclure dans l’appel des combattants, ceux des 96 victimes de Smoleńsk. Pire : pour prouver la justesse de ses convictions, il veut faire exhumer les corps non-brûlés, à commencer par ceux du couple présidentiel reposant dans la cathédrale du Wawel à Cracovie, pour poursuivre sa contre-enquête, trouver et punir les coupables. 200 lettres de veufs et de veuves supplient le procureur-général de s’y opposer mais elles laissent de marbre ceux qui savent. Le silence complice de l’épiscopat polonais fait froid dans le dos.                                                                                                                                           

                                                                                                                  Comme toutes les démocraties, la Pologne a un président, Andrzej Duda, une première ministre, Beata Szydło, un gouvernement, dont Antoni Macierewicz, ministre de la Défense,  tous à la botte de Kaczyński,  et un ensemble d’institutions désormais dirigées par des fidèles du parti, telles que  la radio et la télévision ainsi que l’appareil judiciaire  dont même le Tribunal Constitutionnel ce »gardien du temple » et son président Andrzej Rzepliński sont attaqués depuis plusieurs mois. 

 

Le programme du bon changement Jarosław Kaczyński : «adapter» l’histoire récente à la manière des formules de Orwell de 1948, dénigrer Lech Wałęsa, prix Nobel,  prouver que ce ne serait pas lui  le fondateur du syndicat Solidarność mais le frère jumeau décédé, accuser l’ancien premier ministre, actuellement président du Conseil Européen, Donald Tusk, d’avoir pactisé avec Vladimir Poutine au sujet de la catastrophe de Smoleńsk, retirer le soutien de Varsovie à Hanna Suchocka (ancienne première ministre, ambassadrice) pour conserver son poste à la Commission de Venise.

 

La globalisation du virus rétrograde touche désormais les Etats-Unis de Trump, la Turquie (Erdogan), la Russie (Poutine), la France (Front National), la Grande-Bretagne (Brexit), le Canada, l’Australie (refus de réfugiés), l’Ukraine (en guerre avec la Russie), la Crimée (partiellement (absorbée par Moscou).

 

Qu’elle est amère, cette liberté conquise par tant de sacrifices du temps de Solidarność, confrontée au mal dans un pays qui se croyait depuis toujours caressé par l’amour de Dieu.

                                 

Jędrzej Bukowski, France

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Published by 011bukowski.over-blog.fr
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